CYCLOTECHNIQUE

Avec l’aide de la commission nationale de formation et de la revue cyclotourisme


 

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DESCRIPTION DE NOTRE BICYCLETTE

 

 

Une bicyclette comprend 5 parties principales : le cadre, la fourche, les roues, le pédalier et les accessoires.

 

 

1 - Selle / 2 - Chariot de selle / 3 - Tige de selle / 4 - Feux arrières / 5 – Dynamo pour feux arrières (sauf si feux à piles) / 6 – Frein arrière / 7 – Montant ou hauban / 8 – Garde-boue arrière et catadioptre / 9 – Jante / 10 – Pneu ou boyau /  11 – Roue libre / 12 – Dérailleur arrière / 13 – Chaine / 14 - Base / 15 – Pédale et cata dioptre / 16 – Cale-pied / 18 -  Manivelle / 19 - Plateaux /  20 – Dérailleur avant / 21 – Axe de pédalier / 22 – Porte-bidon / 23 – Pompe / 24 – Tube de selle ou tube vertical / 25 Tube Horizontal / 26 – Tube oblique ou Tube diagonal / 27 -  Levier de dérailleur avant / 28 -  Levier de dérailleur arrière / 29 – Tube de direction / 30 – Potence / 31 – Cintre / 32 – Câble de frein dans sa gaine / 33 – Cocottes / 34  - Poignée de frein / 35 – Porte-sacoche / 36 - Torches à piles / 37 – Fourche / 38 - Frein avant / 39 – Moyeu / 40 – Blocage rapide / 41 Garde-boue avant et sa bavette

 

N.B : De nos jours les leviers de dérailleur sont incorporés aux cocotes de frein.

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LE CADRE

 

 

Quelque soit l’utilisation que vous pensez faire de votre vélo, la pièce maitresse de celui-ci sera le cadre. Vous pourrez éventuellement changer certains accessoires de votre vélo mais le cadre sera plus délicat.   

 

Il est donc particulièrement important de prévoir les spécificités de votre cadre en fonctions de votre pratique (Randonnées, Brevets, Voyage Itinérant, cyclo-camping, Randonnées cyclomultières, VTT…  Donc, cadrez bien votre vélo.

 

LES CRITÈRES

La densité : c’est la masse du matériau par unité de volume. Un même tube sera plus au moins léger selon le matériau et sa densité.

L’élasticité : c’est la capacité du matériau à se déformer et à revenir à sa position initiale sans rompre.

La limite d’élasticité : c’est la force qu’il faut pratiquer au matériau pour que celui-ci se déforme de façon irréversible.

La limite de fatigue : c’est la capacité du matériau à encaisser, dans le temps, les contraintes dues aux chocs ou au pédalage. Elle détermine la longévité du cadre.

L’ACIER

Les cadres de qualité sont conçus avec des alliages d'acier très endurants (généralement de l'acier chrome-molybdène, communément appelé chromoly), qui donnent des tubes très légers possédant des parois extrêmement fines.

Un des alliages d'aciers les plus connus était le Reynolds "531", un alliage manganèse-molybdène. Reynolds, Vitus et Columbus sont des fabricants de tubes les plus reconnus dans le domaine du cycle. Pour cause l’alliage d’acier a une limite d’élasticité élevée, ce qui leur donne une bonne tenue en fatigue.

L’ALUMINIUM

L'aluminium a une limite élastique plus faible. Les alliages d'aluminium sont moins denses et endurants que les alliages d'aciers (ratio d'environ 2/3). Ainsi, même les plus faibles contraintes issues d'une utilisation normale du cadre finiront par l'endommager si elles sont trop souvent répétées. Ce phénomène de fatigue du cadre est limité par une construction et une géométrie bien étudiée, associées à un travail des tubes adapté. L'aluminium a le gros avantage de permettre la construction de cadres plus légers. Les cadres d'aluminium soudés sont apparus sur le marché dans les années 1970.

À diamètre égal, les tubes en aluminium sont moins rigides que les tubes en acier, mais également moins lourd. Pour compenser ce manque de rigidité, les tubes en aluminium ont un diamètre volontairement très supérieur à celui de leurs homologues en acier. Cette augmentation de diamètre aboutit généralement à un cadre significativement plus rigide que ceux en acier. Cette rigidité n'est pas toujours un atout, puisque la légère flexibilité des cadres en aciers offre meilleur confort que ceux en aluminium.

Les cadres en aluminium sont généralement facilement reconnaissables à leur légèreté face aux cadres en aciers, même si ce n'est pas systématique. Un cadre bas de gamme en aluminium peut être plus lourd qu'un bon cadre en acier. L'utilisation de profils spécifiques pour les tubes (ovales, carrés) et de formes travaillées (haubans cintrés) permet d'avoir des cadres en alliage d'aluminium plus rigides et légers.

LE CARBONE

La fibre de carbone est le seul matériau non métallique utilisé couramment dans la fabrication des cadres de vélo. Malgré son prix important, la fibre de carbone est très légère, résiste à la corrosion, est très résistante, et peut être formée dans presque toutes les formes désirées. Le cadre est alors profilé et élaboré précisément pour une rigidité maximale sur les répartitions des efforts, alors qu'il sera flexible sur d'autres sections (pour le confort et une meilleure motricité). Les cadres en tubes de fibre de carbones peuvent même employer des tubes ayant des propriétés différentes (rigidité suivant un effort donné) en fonction des efforts qu'ils devront supporter. Cette conception de tubes composites ayant des propriétés variantes suivant l'orientation de l'effort ne peut pas être reproduite avec des alliages ferreux.

Certains cadres en fibre de carbone utilisent des tubes cylindriques qui sont collés entre eux à l'aide de manchons, en utilisant un procédé semblable à celui employé pour les cadres acier à manchons. D'autres cadres font appel à une construction monocoque, en une seule pièce.

Alors que ces cadres en matériaux composites sont excessivement légers et nerveux, ils ont une résistance aux chocs nettement inférieure aux cadres en métal, et sont donc plus sensibles aux dommages en cas de chute ou d’accident. Il parait également que la fibre de carbone est sujette à un phénomène de fatigue.

 

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CROQUIS DE VOTRE BICYCLETTE AVEC SES MESURES

 

 


croquis de cadre de velo

LÉGENDES DESSIN DU CADRE
Toutes les dimensions doivent être indiquées d'axe à axe

 

E = emplacement de l'assise moyenne du corps du cycliste sur la selle
S = arrière du croissant de selle servant de départ pour le point de référence (E)
R = distance de 120 mm pour le point de référence selle
L.R = ligne de référence verticale (permettant d'obtenir le placement de la selle et la longueur de la potence) passant par l'axe pédale, manivelle horizontale vers l'arrière
M = longueur manivelle
H = hauteur selle/pédale
L = ligne horizontale pour déterminer la différence selle/potence (D)
D = différence entrejambes/phalanges de la main
A = emplacement des mains pour réglage buste et bras à 45°
G = axe du cintre à sa partie droite obtenu par positionnement des bras pour déterminer la longueur de la potence
B.B. = distance obtenue par le placement du buste et des bras à 45° (permet de déterminer la longueur de la potence)
P = longueur potence
T = ligne de référence du demi-diamètre du tube horizontal pour déterminer la hauteur du cadre
C = hauteur du cadre
P.RT. = épaisseur potence hauteur roulement demi-diamètre du tube horizontal

     La hauteur du cadre s'obtient de la façon suivante
     H - M -D - P.RT. = hauteur du cadre
     Notes : D pouvant varier d'un individu à un autre pour une même hauteur d'entrejambes, la hauteur du cadre sera donc différente !
     P.R.T. : cette hauteur groupant 3 paramètres peut varier selon le choix des accessoires ; c'est donc le constructeur ou le monteur qui déterminera celle-ci.
     Lors de la commande du vélo, on devra donc indiquer au constructeur les mesures correspondant aux lettres M, H, BB et D.
     Pour un cadre dont le tube horizontal est montant " ou " plongeant ", la ligne de référence T devra toujours s'inscrire en partant de l'avant pour déterminer la hauteur du cadre et les différents paramètres de la position

 

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LA FOURCHE

 

 

La fourche, élément essentiel de la direction, doit réunir certaines qualités pour remplir son rôle stabilisateur et directionnel.

Elle est composée du tube pivot d’un diamètre de 25 mm pour les cadres classiques. De la tête de fourche qui est en acier forgé ou en tôle emboutie. Les fourreaux ont une épaisseur est de1.2 à 1.5 mm. Et des pattes qui servent à accueillir l’axe de la roue. Pour le vtt la fourche est équipée de plongeurs qui, comme son nom l’indique, plonge à l’intérieur des fourreaux.

 

 

 

 

Le dessin de la fourche influence la tenue de la machine dans les virages et dans les lignes droites.

 

Le cintre de fourche est un élément important du confort du cycliste. Plus la fourche est cintrée, mieux sont encaissés les chocs de la route. On appelle cintre de la fourche, la valeur de la courbe inférieure des fourreaux, mesure du centre de l’axe du moyeu avant, au prolongement axial du tube pivot. 

 

Le cintre de la fourche intervient dans le calcul de la chasse. La chasse d’une fourche est la distance (AB) mesurée au sol entre la verticale passant par le centre du moyeu avant, et le prolongement de l’axe de la douille de direction. La valeur de la chasse s’exprime en millimètres mesurés sur le sol, ou en degrés sur la circonférence de la roue.

 

 

Si le point A se trouve en avant du point B, dans le sens de la marche, la chasse est positive. Sur un vélo standard, elle est de 60 à 70 millimètres. Trop courte, elle rend la bicyclette instable. Trop longue, elle donne l’impression que le vélo est dans un rail.

Si le point A se trouve derrière le point B la chasse est négative. Si le point A et B sont identiques votre vélo est idéal pour faire un numéro de cirque.

 

 

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HAUTEUR DU CADRE

 

La première étape est de prendre sont entre jambes pieds écartés de 10 cm . Un petit truc, faite vous aider et mettez un manche à balai entre les jambes et en appui sur le périnée. Faites mesurer la distance du sol au dessus du balai devant vous et derrière vous. Vous additionnez les chiffres trouvés et les divisez par deux, ce qui vous donnera la hauteur de votre entre-jambes.

 

Pour connaitre la hauteur du cadre, vous prenez les 2/3 de votre entrejambe. Si vous voulez une mesure plus précise, vous prenez les 68/100 de votre entre jambe pour un vélo de route ou 57/100 pour un VTT de randonnée.

 

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LES MANIVELLES

 

Pour assurer un réglage optimum de votre position, vous devez choisir des manivelles dont la longueur (M) sera adaptée à votre morphologie. La longueur des manivelles doit être égale à 1/5 de l'entrejambe. Les manivelles sont réalisées en un alliage léger.

 

Archimède avec sa théorie du levier a démontré que plus un levier est long et moins il y a d’effort à fournir. Cette règle est aussi valable pour le vélo.

En augmentant la longueur des manivelles, on diminue l’effort consenti pour une force donnée, ou plutôt on augmente la force développée sans modifier l'effort produit sur la pédale.

En diminuant la longueur des manivelles, on diminue la distance parcourue par le pied, ce qui facilite la vitesse de rotation de la pédale (lire : Quelle est la bonne cadence de pédalage ?). Par exemple, avec des manivelles de 185 mm le pied décrit un cercle de 1162 mm, alors qu'avec des 170 mm il n'est que de 1068 mm. Le pied d'un cycliste, passant de manivelles de 185 à 170 mm, aura parcouru 9,4 m de moins après 100 tours !

C’est en prenant en compte ces deux paramètres que vous trouverez le bon compromis qui décidera du choix de votre longueur de manivelle.



 

 

Si vous augmentez la longueur de vos manivelles, surveillez le passage de l’extrémité de ces dernières au niveau des bases du cadre de votre vélo. Plus vous vous éloignez de l’axe de pédalier plus vous vous rapprochez des bases. Il faudra parfois mettre un axe plus long.

D’autre part, en rallongeant la longueur des manivelles, vous diminuez également la garde au sol. Attention de ne pas toucher le sol en pédalant dans les virages et au dos d’âne (gros risques de chute). Rappel si vous tournez à droite la pédale droite doit être en haut. Si vous tournez à gauche la pédale de gauche doit être en haut.

Les fabricants ont de plus en plus tendance à se moquer des normes, il faut être vigilant au moment de l’emmanchement des manivelles sur les carrés de l’axe.

Il existe deux normes pour les carrés de boitier de pédalier et de manivelles : la norme ISO (Europe) et la norme JLS (Japon). La pente de ces carrés est la même, mais le bout du carré JLS  est un peu plus gros que le bout du carré ISO.

Si vous montez des manivelles JLS sur des carrés ISO : il est impossible de serrer la manivelle sur l’axe. Elle est tout de suite en butée sur la rondelle de bout d’axe, donc montage interdit.

Si vous montez des manivelles ISO sur des carrés  JLS ; le montage est possible en prenant la précaution de vérifier que l’enfoncement de la manivelle sur le carré est suffisant sinon, sous les contraintes, la manivelle risque de se déformer et donc de ne plus tenir sur l’axe.

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LA PÉDALE

 

 

Du système classique ou automatique, un bon réglage des cales s'impose. Pour les débutants, le réglage de la liberté angulaire du pied doit dissiper toute crainte sur la pédale automatique.

 

 

Les cale-pieds. ( à étriers et automatiques) Ils doivent avoir une longueur suffisante pour permettre l’appui de l’articulation “méta-tarsophalangienne » sur l’axe de la pédale.

 

Le tableau suivant précise le modèle de cale-pieds, à étriers, à utiliser en fonction de la pointure :

pointure du pied

Modèle à choisir

Observation

jusqu'à 39

Dame court

Certains modèles sont sans courroie

de 40 à 42

Normal

 

43 et plus

Grand long

Possibilité d'ajouter des rondelles d'épaisseur

 

 

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LA SELLE

 

C’est un accessoire qui a son importance, et oui lorsque l’on casse l’écrou de serrage du chariot de selle, c’est là que l’on s’aperçoit de son utilité. Elle est composée d’un croissant, de son armature, d’un chariot, d’un tendeur et du cuir pour une selle en cuir. SI vous roulez sans garde boue opter pour une selle moderne.

 

Elle doit être suffisamment grande pour augmenter la surface d’appui, d’où une bonne répartition des pressions sur les ischions (os du bassin) et le périnée. Elle doit être de qualité et avoir un croissant plus large pour les femmes (périnée sensible). En général la largeur de selle pour le cyclotouriste est de 150 mm pour un homme et de 155 à 160 mm pour une femme.

 

L’inclinaison se contrôle avec un niveau  en appui sur le croissant et le bec de selle. Pour un premier réglage il est conseillé de la mettre de niveau. Ensuite il faut régler son inclinaison à l’usage. (En général le bec de selle monte légèrement pour les hommes et baisse légèrement pour les femmes)

 

Pour la hauteur de la selle, le bassin doit être solidaire de la selle, la manivelle dans le prolongement du tube vertical et le talon sur la pédale, pour que la jambe soit droite et pouvoir effectuer une légère flexion du genou. De plus, si vous mettez votre pied comme pour pédaler normalement, vous devez pouvoir effectuer un mouvement de 15° de la cheville. Inutile de rappeler que les réglages se font avec les chaussures cyclistes. De plus, si vous posez vos talons sur les pédales il doit être possible de pédaler sans se déhancher.

 

Pour le recul de selle, il faut être deux. Assis sur la selle , la manivelle en position horizontale , Le pied dans le calle pied ou pédale enclenchée , un fil à plomb passant 1 cm devant l'axe de la pédale doit effleurer le genou, reculer ou avancer la selle pour obtenir un réglage le plus précis possible

 

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LE GUIDON

 

Le guidon est composée de la potence et du cintre.

 

LA POTENCE.

 

La potence est la pièce métallique qui relie le cintre au cadre. Elle doit son nom à sa forme.

 

Pour fixer le cintre la bride classique fermée (comme sur la photo) ou la bride ouverte qui facilite largement le changement de cintre.

 

 

Pour la fixation de la potence à la fourche, nous avons la potence classique à expandeur ou la potence composée de deux pièces (un plongeur et la potence). La deuxième facilite le réglage, de plus pour certaine on peut la régler au niveau des angles. En général la bonne hauteur doit permettre la bonne répartition du poids sur les 3 points d’appuis (ischions, périnée et mains) en moyenne de 0 à 30 mm au dessous du niveau de la selle. Pour les femmes,  on positionne la potence à la même hauteur que la selle, car si elle est plus basse elle entraine un appui sur le périnée qui est mal supportée.

 

Dans les deux cas le marquage sur le plongeur ou sur la partie de la potence classique ne doit pas dépasser du tube pivot de la fourche.

 

 

 

 

 

 

·                                

 

LE CINTRE.

 

La largeur du cintre doit être égal à la longueur du segment « bi-acromio-claviculaire » soit la largeur des épaules. Pour les femmes à forte poitrine il est important de prévoir celle-ci dans la largeur du cintre. Il peut avoir des formes multiples ( courses, droit, papillon, etc…). Ne pas oublier qu’il doit permettre d’accéder facilement aux poignées de frein.

 

 

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