CALENDRIER CODEP 57

LA GRENOUILLE VERTE  

 

La grenouille verte est de la classe des amphibiens et de l'ordre anoures. Elle fait partie de la famille des ranidés sous le nom scientifique de rana esculata. Elle est pLus connue sous les noms: grenouille verte, guernazelle, guarnette, guarzette, rainette. Sa taillle est de 12 cm pour la femelle et de 8 cm pour le mâle.

Symbole fétiche d’un météorologue de renom, malheureuse victime des cours pratiques de sciences naturelles, la grenouille verte est bien connue de tous.

Des trois espèces de grenouilles communes en France, c’est la plus répandue. Sa couleur assez variable peut aller du vert vif au brun pale. Elle présente une bande dorsale jaunâtre caractéristique et des taches noirâtres sut tout le corps. C’est une espèce essentiellement aquatique, qui fréquente les mares et les étangs riches en végétation.

A l’inverse, la grenouille rousse est plus adaptée à la vie terrestre et la jolie rainette verte, experte en mimétisme, passe volontiers ses journées sur les tiges de roseaux ou les feuilles des arbres, au point d’être parfois qualifiée d’arboricole. Si les têtards sont herbivores, les jeunes grenouilles de viennent carnivores, se nourrissant d’insectes, d’araignées et de petit poissons.

La grenouille verte passe l’hiver enfouie dans la vase au fond de l’eau ou blottie sous les pierres, vivant au ralenti. Elle sort de sa léthargie au printemps, et à la saison des amours, le concert bat son plein dans la gente batracienne.

Si les grenouilles vertes s’époumonent uniquement le jour, les minuscules rainettes, par contre, poussent leurs coassements sonores la nuit, et le plus souvent en chœur. Nous avons personnellement le souvenir d’une nuit solognote que l’on aurait aimée réparatrice, au terme d’une randonnée de plus de 200 km, et qui s’avéra en réalité fort agitée, bercée par les gargarismes continus de ronfleurs impénitents et par les coassements incessants des guernazelles. Nous n’avons guère fermé l’œil de la nuit, mais peut-être n’étions-nous pas assez fatigués !

« Coassez et multipliez-vous ! », aurait ordonné le créateur à l’aube du septième jour. Les grenouilles appliquent à la lettre cette double mise en demeure. Chaque femelle pond plusieurs milliers d’œufs. Les aléas de la fertilisation ou de la métamorphose et les vicissitudes de l’existence aidant, seuls quelques têtards atteindront l’âge adulte.

Nombre de dangers, menacent aujourd’hui l’espèce. Le qualificatif de froggy (mangeur de cuisses de grenouilles) dont nous affublent volontiers et un tantinet ironiquement les Britanniques n’est pas totalement injustifié, puisque plus d’un million d’individus sont sacrifiés chaque année en France pour la consommation. Face au drainage, les zones humides, territoires de prédilection des amphibiens, régressent irrémédiablement.

Accusées d’être des réservoirs à moustiques et à miasmes, mares et  tourbières sont systématiquement remblayées. Vous l’avez compris, pour les grenouilles vertes, l’avenir n’est guère rose et les naturalistes voient rouge.