CYCLOTOURISME ET SANTE :

 

S’il est communément admis que l’activité physique régulière est bénéfique pour la santé, notamment pour prévenir certaines maladies ou contribuer au traitement de pathologies chroniques, la relation entre activité physique ou sportive et santé est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Cette relation dépend en effet de nombreux paramètres individuels tels que l’âge, le genre, l’état de santé, les déterminants psychosociaux mais également des caractéristiques de l’activité elle-même, son volume et sa fréquence au cours de la vie.

 

L’INSERM a mené une grande étude permettant de conclure au bénéfice d’une activité régulière trois fois par semaine mais relativement modérée en intensité.

Les études portant sur au moins 5000 personnes et suivies pendant au moins 5 ans dans différents pays montrent de façon concordante un risque relatif de décès moindre chez les personnes physiquement actives par rapport aux personnes inactives.

Ce résultat est retrouvé quel que soit l’âge et quelle que soit la cause du décès. Il apparaît plus probant pour les hommes que pour les femmes.

 

Ce bénéfice est obtenu par l’effet sur divers organes et fonctions :

 

La première fonction concernée est la fonction cardio-vasculaire et ce par des actions sur divers paramètres :

Il existe une diminution du mauvais cholestérol qui obstrue les artères.

L’activité physique régulière a également un effet favorable sur Le surpoids, la sédentarité, la diminution de la tension artérielle.

De ce fait, l’amélioration de ces facteurs péjoratifs conduit à une diminution des accidents Cardio-vasculaire par rapport à une population sédentaire.

 

L’activité sportive limite l’ostéoporose (surtout vrai pour les sports entrainant des contraintes osseuses comme marche et course à pied)

 

L’activité sportive aide l’organisme à lutter contre les infections.

 

Elle a un rôle très positif chez des personnes atteinte de bronchite chronique.

 

Elle a un rôle positif prouvé sur les cancers du colon et du sein.

 

Elle permet une meilleure oxygénation cérébrale, une stimulation accrue des sens et une conservation des réflexes.

 

La pratique régulière du cyclotourisme améliore la qualité de vie !

 

Pour ne pas dire que tout est parfait, il faut admettre que le vélo et le sport en général peut être source d’inconvénients surtout s’il est mal pratiqué !

Par exemple un cycliste qui prend des risques en ne respectant pas les règles de sécurité s’expose à un accident.

De même, notre activité, mal pratiquée et sans contrôle préalable, peut être pourvoyeuse d’accidents physiques expliquant un grand nombre d’accidents cardiaques survenant sur le vélo ou au décours de l’activité.

Suite aux nombreux décès par accident cardio-vasculaire (mort subite du sportif), il s’avère que dans de nombreux cas il s’agit de pratiquants qui ont pris des risques :

- En effectuant un exercice maximal (c’est-à-dire à fond ou presque, dans une zone d’effort déconseillée pour leur âge) .

- N’ayant pas de suivi médical régulier ou encore négligeant les conseils.

- Ayant négligé des signaux d’alerte (par exemple des douleurs thoraciques, des malaises ou des palpitations anormales).

 

LES FACTEURS DE RISQUE CARDIO VASCULAIRES :

 

LES ANTECEDENTS FAMILIAUX :

Décès de parents masculins avant 55 ans,  Décès de parents proches féminins  avant 65 ans par maladies coronariennes, cardiopathies patentes (infarctus du myocarde -morts subites).

Est un facteur de risque important.

LE TABAGISME : est un facteur de risque proportionnel au nombre de cigarettes fumées quotidiennement, et au nombre d’années de tabagisme.

LES GRAISSES :

Le cholestérol: 2/3 fabrication endogène.  On différencie le « bon » cholestérol  HDL du «mauvais » cholestérol  LDL.

Un rapport HDL bas / LDL élevé = risque

Les chiffres normaux entre 1g et 2,2 g selon les autres facteurs de risque associés.

Les triglycérides: Taux supérieur à 1,5 g = risque

L’HYPERTENSION ARTERIELLE

Sont considérés comme anormaux des chiffres de tension artérielle au repos  supérieurs à 13,5 pour la maximale et 8,5 pour la minimale.

LA SURCHARGE PONDERALE

Plus que le poids, c’est l’IMC qui est important.

 IMC = Poids / taille en métre au carré

 IMC=  Poids (kg)/(taille)²(m)

Normal entre 19 et 25 ; Obésité ou surpoids modérée : 25 à 30 ;  Obésité : 30 à 35 ; Au-delà : obésité morbide.

Ex : 1m70 et 100 kgs   IMC = 100 / 1.7*1.7 = 34.60 (obésité très importante).

       1m75 et 75 kgs      IMC = 75 / 1.75*1.75 = 24.49

Le périmètre abdominal est important. Risque si :

    - supérieur à 102 cm chez l’homme.

    - supérieur à 88 cm chez la femme.

LE DIABETE : Anomalie de sécrétion ou inefficacité d’une hormone : l’insuline pour assimiler le sucre.

La glycémie normale à jeun doit être inférieure à 1,1g/l.

Souvent inaperçu dans les premières années de la maladie si l’on ne fait pas de dosage de la Glycémie.

LA SEDENTARITÉ :

Absence d’une activité physique équivalente à une demi-heure d’exercice quotidien ou au minimum 3 fois par semaine.

 

L’Electrocardiogramme d’effort ne doit pas être effectué avec une périodicité déterminée mais en fonction de l’examen clinique, des facteurs de risque, de l’interrogatoire qui permet de retrouver des signes d’alerte.

Ainsi la périodicité peut être de 1 à 5 ans.

Au cours de cet examen le médecin doit pousser son patient au maximum de l’effort (il peut le faire car on se trouve dans un milieu hospitalier avec du matériel de réanimation à proximité) ce qui permet de déterminer la Fréquence cardiaque maximale.

Un Test d’effort en milieu de médecine du sport est différent car il consiste à effectuer un effort, pas dans le but de recherche d’une anomalie,  mais au contraire de mesure des « performances » pour déterminer la Fréquence cardiaque maximale et les différents seuils d’effort.

 

 

Docteur Jean-Pierre METZINGER